DES MODES ET DES HOMMES Un livre de Farid Chenoune

Par : Stefanie Renoma Dans : Presse Commentaires : pas de commentaires.

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DES MODES ET DES HOMMES
Un livre de Farid Chenoune qui retrace deux siècles d’élégance masculine et nous parle bien sur de Renoma.
Citation :
Préhistoire de la coupe Renoma
Comme à Londres, il y a enfin le fameux petit tailleur pas trop cher, travaillant pas trop mal et prêt a se plier à leurs caprices. Quand on l’a degotté, on ne le lâche plus.
En 1962, Marina est le nom magique qui rallie « drugstoriens » et consorts. De chez ce vieux tailleur de la rue Vernier, dans le XVII arrondissement, viennent ces pantalons larges du bas, sans pinces et à petits revers, les Marinettes, première génération de « pat’ d’éph ‘ » avant la grande vague des années 70. Mode sans doute importée d’ Angleterre (les flaired trousers sont le contrepied des pantalons étroits à  l’italienne en vogue depuis plusieurs années), les Marinettes, par le charme de l’étymologie populaire, tiennent peut-être aussi leur nom des pantalons à pont de la Marine qui connaissent alors une petite vogue et qu’on trouve aux Puces. Durant quelques mois, on affublera aussi du gentil sobriquet les jeunes gens du Drugstore, jusqu’à ce que, les « péquenots » du Golf Drouot l’ayant adoptée en 1963, cette mode tourne court sur les
« Champs  »
Entre-temps, dans un autre quartier de Paris, à la Republique, rue Notre-dame-de-Nazareth, un autre tailleur, également confectionneur, Simon Cressy, en a repris l’idée, sous l’influence de ses deux fils :  » C’était de vrais pattes d’éléphant, qui faisaient jusqu’à trente centimetres de large en bas. Je me souviens, j’ai failli me faire casser la figure en banlieue par des loubards « . Depuis quelques mois, Maurice et Michel Cressy ont fait connaitre à la jeunesse dorée des grands lycées parisiens la boutique de leur père, Renoma.
Ils ont fait fabriquer et vendre par leur père ces costumes d’inspirations anglaise dont la mode est dans l’air, comme on en trouve déjà chez Tedd, mais très chers. Ceux de la rue de Nazareth le sont beaucoup moins et, autre atout, dans leur ligne, tout est accentué : le cintrage, les épaules étroites légèrement pagodes et les fentes profondes de trente centimetres : « Mon père appelait celà « des costards pour ramoneur ». Ils collaient littéralement au corps et aux épaules. On n’y avait aucune aisence. C’était extraordinaire  »
Costumes droits à trois boutons et une fente, en flanelle ou, l’été taillés dans une gabardine beige de la gendarmerie nationale, costumes croisés et, surtout, blazers à deux fentes, dont deux détails comptaient : l’absence d’ écusion et les six boutons, ni arrondis ni dorés, mais plats et argentés.
La rumeur aidant (cafés, bandes, « boums », boîtes) et avec les moyens publicitaires du bord (cartes de visite distribuées à tout bout de champ, siège des têtes d’affiche des grands lycées, rabatteurs désargentés mais influents, payés en costumes en échange d’un quota de clients, ect.), Renoma est devenu un des sésames de la mode du XVI° arrondissement. Parmi ces premiers clients, figurent de futures célébrités de l’ère « minet » : Nino Ferrer, qui chantera je voudrais être noir, ou James Arch, qui créera le Bus Palladium en octobre 1965.

Naissance de la rue de la Pompe
En octobre 1963, Simon Cressy et ses fils ouvrent White House Renoma, 129 bis, rue de la Pompe, dans le XVI° arrondissement, à deux pas de Janson-de-Sailly, le lycée pilote de la jeunesse des beaux quartiers en matière de mode. Les petits messieurs de « Janson » n’auront plus besoin de faire le voyage de « Nazareth ».
Hormis Halphen, la rue de la Pompe existait à peine.
Entre 1964 et 1968, grâce à Renoma, elle sera le siège de la mode « minets ».

Film habillés par Renoma :
Ne nous fâchons pas
Fiche technique : Les « mods » sont habillés par Renoma Tournage dans les studios de la Victorine à Nice et sur l’aéroport de Nice Côte- …
On aura tout vu
Les costumes sont de New Man , 11342, Teen Man , Renoma , Cacharel Chaussures de Carel et les sacs de Enny. Bagages de Christian Dior , …
Un éléphant ça trompe énormément
Distribution : Michel Renoma : Le couturier. Lieux de tournage : 5e arrondissement de Paris : le long de la Grande Mosquée de Paris …

Un livre à trouver chez votre libraire préféré.

 

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