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Dream

Par : Stefanie Renoma Dans : Beauté, Femme, Galerie, Homme, Mode, Stefanie Renoma Collection, Unisex Commentaires : pas de commentaires.

Photographie : Quentin Legallo.
Réalisation et collection : Stefanie Renoma.
Make Up : Yoana TGR.
Coiffure : Raphael Mariage.
Bijoux : Christophe Leka.
Remerciements : Florian Saez, Christophe Chaulet, Joël et Armelle Cohen

Un store épais qui se tordait le cou pour écarter la clarté d’un rai, les doigts défaits sans empreinte dans l’obscurité de la crainte, du temps des aiguilles on se pendait aux pendules d’un instant incrédule. L’ombre perdue sur le sol d’un éveil ombrageux, l’effet nocif d’un écueil en récif, en saigner à résidence, les entailles de l’absence sur la déveine bleuie. L’écume de l’amertume sur une mousse d’un matelot naufragé, les coudes de la nostalgie sur le comptoir d’un bar éméché, le néant l’air de rien devenait envahissant. Whisky canapé souffrances sur la moquette élimée des fragrances, corps en fœtus sur des illusions fichus, destin à déteindre sur les langes des anges pétrifiés à cours de louanges. Abattu revolver tuant le temps infini, l’esprit sur la gâchette d’un amour en rade, « Gin vodka limonade ! », un doute avec un ersatz de meurtri, personne n’ira au paradis. Lune moins dix, tous seront des hommes sans fils, les âme sœurs cherchant leurs complices, tandis que dans les jardins massacrés les fleurs frappées rendaient les jardiniers dingues à enfermer. Salon saturne, planète ne tournant pas rond, la tristesse au plafond, répondrez-vous ? A gémir sous les draps, le cœur en sparadrap collé aux blessures, entre le silence et le ciel rien qu’une fracture. Se mouvoir à travers le noir dense, voir une danse polka à s’enticher de dessous fétiches, émulsions de pulsions à vomir les émotions de censure, aimer telle une gageure poudrée sous le jouc de l’imposture. Appellerez-vous ? A perles rares y prendre goût, écouter toutes les plages au fond des coquillages, mettre les doigts sur les lèvres pour précéder les mots, se dire que rien n’était jamais toujours trop. Mettre la robe d’un soir pour être avec la nuit blanche de peau, la parure étranglée à force de ne plus respirer, les talons cassaient des sans pas qui restaient figés, la porte condamnée n’ouvrant plus le séjour, le geste criminel à assassiner le moindre lever du jour. Passion complète sans supplément, chagrin rempli sans suppléant, un autre verre de mer au message sans glace, une bouteille de morphine à la mémoire sans traces.

Par Frederic Michel Hurez pour Stefanie Renoma

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Smoking Addiction

Par : Stefanie Renoma Dans : Beauté, Bijoux, Femme, Homme, Mode, Smoking, Stefanie Renoma Collection, Unisex Commentaires : pas de commentaires.

Photo : Neo Tony Lee.
Direction et collection par Stefanie Renoma.
Avec Alex Wetter.
Mise en beauté : Marielle Loubet.
Bijoux : Christophe Leka.
Texte de Frederic Michel Hurez pour Stéfanie Renoma.

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Un couteau planté au cœur de l’oreiller endormi, la liqueur brisée rigolait sur les draps nus. L’homme au regard gris bleuté regardait la porte qui baillait, elle ne parvenait pas à se refermer. Il était sorti de ses gonds, avait perdu toutes les clés des songes. Elle était pourtant là il y a un instant, ou un an, les sentiments ne connaissaient pas la saveur du temps. Sa candeur angélique ne supportait pas l’obscurité, la lune lui faisait peur comme la mort d’un jour qui déclinait. Fragile d’une peau diaphane qui semblait se fissurer sous la moindre caresse, elle redoutait l’amour qui donnait des coups de canif dans le bas ventre. Le tissu des rideaux s’était froissé de tant de pudeur, l’amant déchu les ongles glissant sur les murs déjà griffés, s’était assis pour mieux prendre ses larmes. Sur le sol qui s’éteignait, une dernière lueur d’espoir perdait son firmament, l’enseigne de l’hôtel sacrifié clignotait d’un cil à bout d’insalubre. Silencieux comme une ombre perdue sans reflets, l’éconduit ramassait les couleurs d’un arc-en-ciel qu’il lui avait offert sous le ciel des serments à terre. L’image brune se ternissait, quelques cheveux éparses se souvenaient d’une main qui passait. La peau de l’épaule à la bouche avait gouté le cou fatal, descendu des seins jusqu’au désir en spirale essoufflé. Les mains encore peintes des traces d’ailes, tel un amour qui s’envolait vers le lointain, l’homme mis à nu revoyait son visage qu’il avait embrassé de mille couleurs. Les lèvres belles à croquer avaient dépassé des baisers trop ardents, en laissant le rouge de la passion se mêler aux étreintes éreintés. Le plus beau des voyages en elle s’était écrasé sur l’asphalte des possédés, dans la rue salie les amants meurtris lavaient les corps écorchés à grande eau. La robe cerise délavée par l’empressement, tombait au pieds d’un dernier tourment, les doigts pris aux fines bretelles finissaient par dénuder. La dernière fois devenait la première, une cigarette improvisée masquait la gêne par des volutes, « Tu sais jeu ». Troublée encore à sentir l’insistance, « Ne dis rien, ce n’est rien, mais c’est tout ». La poignée qui se tournait, à partir maintenant sans se retourner, les escaliers qui grinçaient des dents, la douleur qui pinçait dedans. La solitude laissait un pourboire sur le comptoir, accrochée au porte menteurs, la honte crachait du sang. Une java bleue dansait encore, le jour balayait les poussières d’amour.

 Frederic Michel Hurez pour Stéfanie Renoma.

 

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Le spleen de paris

Par : Stefanie Renoma Dans : Beauté, Bijoux, Femme, Homme, Mode, Stefanie Renoma Collection, Unisex Commentaires : pas de commentaires.

Photographe : Sylvain Norget. Collection Stefanie Renoma. Avec Alex Wetter
Bijoux : Cécile Chalvet. Mise en beauté : Elodie Tastet.

Le spleen de Paris, le confiteor de l’artiste

Que les fins de journées d’automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu’à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n’exclut pas l’intensité ; et il n’est pas de pointe plus acérée que celle de l’infini.
Grand délice que celui de noyer son regard dans l’immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l’azur ! une petite voile frissonnante à l’horizon, et qui, par sa petitesse et son isolement, imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles ( car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions.
Toutefois, ces pensées, qu’elles sortent de moi ou s’élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L’énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positives. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.
Et maintenant la profondeur du ciel me consterne; sa limpidité m’exaspère. L’insensibilité de la mer, l’immuabilité du spectacle, me révoltent… Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L’étude du beau est un duel où l’artiste crie de frayeur avant d’être vaincu.

Charles Beaudelaire

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